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BLAESS Pierre
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Fils cadet de Jacques Blaiss, Pierre nait le 12 Décembre 1892 à Goerlingen à une époque où l'Alsace Moselle fait partie du Reich, ce qui explique la modification de l'othographe de son nom. De ce fait il suivra un enseignement primaire en langue allemande avant de se décider à suivre son père dans la voie de l'agriculture à l'instar de son frère Henri. Jacques, l'ainé des trois frères devient ingénieur, à l'époque, l'ainé, si les finances le permettaient, pouvait poursuivre les études. Henri héritant de la ferme familiale il ne restait à Pierre que la solution de s'installer dans une autre maison.Il en choisit une, située de l'autre côté du pont, au lieu dit "Uff um Beaïch", sur la colline, à proximité d'une fontaine, à côté de l'ancien cimetière et de l'endroit où les historiens situent la première église du village. Augmentant petit à petit la taille de son exploitation, il agrandit sa demeure et ses dépendances. Après un long service militaire effectué sous les drapeaux allemands dans la cavalerie à Karlsruhe durant le premier conflit mondial, il épouse, le 4 février 1920, Sophie Brubacher, une fille du village. De cette union naîtront trois fils, Pierre en 1920, Henri en 1921 et Robert en 1923. Robert décèdera peu après sa naissance des suites d'une maladie infantile. Pierre poursuit ses études pour devenir instituteur.

Henri se destine à poursuivre l'exploitation familiale mais, incorporé dans l'armée allemande, lors de la deuxième guerre mondiale, il tombera dans la tristement connue poche de Stalingrad à l'age de 23 ans, anéantissant tous les espoirs de poursuite de l'exploitation familiale. Durant ce conflit les autorités allemandes lui imposeront un changement de nom : Blaess étant de consonnance française, il lui fallut adopter un patronyme à consonnance germanique de son choix. Il opta pour le nom de jeune fille de sa grand-mère paternelle, Leyenberger. Après la fin de la guerre, ce changement devint caduc. La paix retrouvée, il se consacre à sa commune et accepte la charge de maire. La proximité de son fils Pierre, revenu dans la région et nommé instituteur à Hirschland à 6km, et de ses trois petits fils lui permettront de continuer son travail d'agriculteur. Après la disparition de sa femme, en été 1964, il cessera progressivement son activité agricole,vivant une retraite paisible. Il décèdera le 18 Septembre 1980, quelques jours après la naissance de sa sixième arrière petite fille.

